Découvrez les photos d'orages et de météorologie prises durant l'année 2023.
Les conditions étaient réunies pour observer des aurores boréales depuis la Lorraine. Malgré les averses et le vent froid, qui n’ont pas facilité l’observation, le spectacle a finalement été au rendez-vous.
C’étaient les premières aurores boréales de ma vie. Elles étaient nettement visibles à l’œil nu, à condition de se trouver dans l’obscurité sans trop de pollution lumineuse.
Une soirée de début d’automne en Meurthe-et-Moselle, portée par une atmosphère singulière sous la lumières lunaire, d'air doux et de silence profond. Des ambiances très particulières, à la fois apaisantes et chamaniques que j'apprécie énormément.
Cinq minutes. C’est le temps que j’ai perdu sur la route à chercher un point de vue et à hésiter avant de décider de me décaler plus au sud. Ces quelques toutes petites minutes m’ont coûté des images spectaculaires et laissé un réel sentiment de frustration.
Autour de moi, les impacts de foudre tombaient avec intensité, parfois très proches, dans un air sec avec des conditions particulièrement dangereuses, alors qu’une cellule orageuse en net renforcement approchait de Saint-Mihiel. Pendant ma conduite, j’ai assisté, impuissant, à plusieurs décharges doubles et triples d’une puissance visuelle remarquable...
Je ne suis toutefois pas rentré les mains vides. Un impact esthétique est venu "sauver" la séance, capturé depuis un point de vue dégagé en lisière de forêt près de Woël (55). Je dois reconnaître avoir ressenti quelques frayeurs par moment dans ce déchaînement électrique qui aurait pu mal tourner… mais cela fait aussi partie du jeu.
Pour preuve, la carte des impacts de foudre autour de moi (point rouge).
La chasse commence de manière compliquée, avec deux ou trois amorces supercellulaires sur l’est et le sud de la Lorraine, suivies d’un puissant système multicellulaire, probablement les restes d’un moteur gauche, qui remonte vers nous en produisant quelques impacts.
À l’approche de l’orage, les éclairs deviennent plus fréquents et tombent à la limite des rideaux de pluie, offrant une visibilité optimale pour les observer. Lors de l’évacuation des orages, quelques impacts, plus ou moins proches, se produisent autour de nous.
Je tente alors de capturer un coup de foudre frappant une éolienne, mais cette fois, la chance n’est pas au rendez-vous.
Une journée de chasse prometteuse ce 11 Juillet. Nous nous dirigeons d’abord vers le secteur de Mirecourt/Vittel, où nous interceptons rapidement l’amorce d’une supercellule vigoureuse, qui délivre quelques coups de foudre noyés sur son flanc nord. Elle s’éteindra près du massif des Vosges, absorbée par une autre cellule naissante et plus coriace, en provenance de la région de Strasbourg.
Nous arrivons ensuite à Vesoul, une région notoirement difficile pour l’observation des orages, voire impossible. Seul un point de vue précis nous a permis de capturer quelques phénomènes intéressants, rappelant une situation similaire en 2017. Un double impact se produit aux portes sud de la ville.
Sur le chemin du retour vers la Lorraine, les orages nous suivent. S’ensuit alors une course contre la montre pour admirer un impressionnant arcus au soleil couchant. La vue et l’émotion de ce moment sont indescriptibles... La lumière rencontre les ténèbres dans un spectacle saisissant.
Vers 13 h 40, j’observe une progression rapide d’orages en provenance de Nancy et de ses environs. Après avoir déposé les enfants à la piscine (j'étais chauffeur de car scolaire), il ne me reste qu’une quarantaine de minutes avant de reprendre ma tournée. Je gare le car et me dirige rapidement vers Doncourt-lès-Conflans (54) afin de bénéficier d’un point de vue dégagé vers le sud.
L’orage avance à grande vitesse, précédé d’un impressionnant rideau de pluie et de grêle. À son approche, un arcus se forme, suivi de précipitations intenses dont le taux est estimé à près de 150 mm/h.
Je reprends ensuite ma tournée en direction de Sainte-Marie-aux-Chênes. La convection devient particulièrement vigoureuse et, à l’analyse radar, un phénomène de "split" se met en place. Le moteur gauche se positionne alors face à moi, m’obligeant à manœuvrer le car avec précaution pour trouver un emplacement adapté et me stationné.
La supercellule offre un spectacle remarquable, développant rapidement un imposant nuage mur. Sur le terrain, j’observe avec attention l’évolution de la structure, dans l’attente de la formation d'une éventuelle tornade (le risque était présent sur la journée)... Mais aucune tornade ne se formera.
Le 18 juin dernier, ule réveil matinal lié au travail m’a contraint à me transformer en « chasseur de fenêtres ». Le trépied installé sur le rebord de fenêtre, je photographie l’orage qui approche, ponctué par de puissants éclairs à certains moments.
À 23 h, la commune de Labry éteint ses lumières, offrant un cadre idéal pour capturer l’atmosphère sombre et menaçante de la scène.