Certains éclairs peuvent ne pas tomber sous la pluie, ni même à proximité immédiate de l’orage. Ils peuvent parcourir plusieurs kilomètres horizontalement avant de toucher le sol, parfois de 5 à 30 kilomètres de l'orage.
Ce type d’éclair est appelé éclair positif nuage-sol. Il provient du sommet du nuage d’orage, le cumulonimbus, et peut frapper dans un ciel partiellement ou totalement dégagé. On le surnomme parfois “bolt from the blue” (éclair venu du ciel bleu).
Dans un cumulonimbus, les charges électriques se séparent naturellement :
- Le bas du nuage est généralement chargé négativement.
- Le sommet du nuage est chargé positivement.
La majorité des éclairs classiques partent de la base du nuage vers le sol. Mais dans certains cas, c’est la charge positive du sommet qui se décharge.
L’éclair peut alors quitter la partie haute du nuage, traverse parfois une grande distance horizontalement, puis descend vers le sol en dehors de la zone de précipitations.
Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène :
- Le sommet du cumulonimbus peut atteindre 10 à 15 km d’altitude.
- La charge positive accumulée y est souvent très importante.
- La différence de potentiel avec le sol peut devenir extrêmement élevée.
Lorsque l’air ne peut plus isoler ces charges, la décharge électrique cherche le chemin le plus favorable, même s’il implique un long trajet horizontal avant de descendre vers le sol.
Résultat : un impact peut se produire dans une zone où il ne pleut pas et où l’orage semble éloigné.
Le principal danger de l’éclair positif extranuageux est psychologique : les personnes pensent être à l’abri car la pluie est loin.
Pourtant, un orage visible à l’horizon peut encore produire ce type d’éclair. Le tonnerre peut être faible ou retardé. Le ciel peut sembler presque dégagé et pourtant le danger est toujours là.
C’est pourquoi la règle de sécurité est claire : Si l’on entend encore le tonnerre, même faiblement, le danger est présent.