Retrouvez ici les actualités météo / climat hors région sur la France et à l'international.
19/03/2026
Une vague de chaleur hors normes… dès la fin de l’hiver...
Cet épisode est tout simplement historique par sa précocité et son intensité. Un puissant dôme de chaleur s’est installé sur l’ouest américain, piégeant l’air chaud et provoquant une hausse spectaculaire des températures.
Résultat :
- Des anomalies de +10 à +30°C au-dessus des normales
- Jusqu’à 40 à 43°C attendus entre la Californie et l’Arizona
- Près des 3/4 du pays concernés par des températures anormalement élevées
Selon plusieurs scénarios, cet épisode pourrait durer près de 10 jours, ce qui renforce son caractère exceptionnel.
Des centaines de records pulvérisés...
La vague de chaleur est accompagnée d’une véritable cascade de records. Plus de 450 records déjà battus depuis le 11 mars..
Certaines valeurs dépassent facilement les normales de plus de 15°C.
Des records mensuels mais, aussi parfois des records absolus pour un mois de mars...
Exemples marquants :
- 108°F (42,2°C) en Californie, égalant un record national pour mars,
- 99°F (37°C) à Las Vegas, record mensuel battu,
- 94°F (34°C) à Los Angeles, nouveau record journalier.
Même Phoenix a déjà atteint les 100°F (37,7°C), une précocité quasiment inédite.
Alertes chaleur extrême : Los Angeles, Las Vegas en première ligne.
Face à cette situation exceptionnelle, les autorités météorologiques américaines ont déclenché des alertes de chaleur extrême très précoces.
À Los Angeles, une “Extreme Heat Watch” (alerte de chaleur extrême) a été émise, une première aussi tôt dans l’année.
Tandis que à Las Vegas et dans les zones désertiques ce sont des températures proches ou supérieures à 38–40°C, des records mensuels largement dépassés et des risques sanitaires élevés, notamment pour les populations vulnérables.
Près de 40 millions d’habitants sont concernés par ces alertes, avec des conditions jugées dangereuses pour la santé.
Un épisode exceptionnel… et révélateur.
Les météorologues américains qualifient cet événement de “l’une des vagues de chaleur de mars les plus marquantes jamais observées”.
Ce phénomène pose plusieurs inquiétudes :
- fonte accélérée du manteau neigeux,
- aggravation du risque de sécheresse,
- augmentation du danger d’incendies précoces,
- impacts sanitaires (déshydratation, coups de chaleur).
Vers de nouveaux records ?
La chaleur devrait encore s’intensifier dans les prochains jours, avec de nouveaux records possibles dans plusieurs États et des températures pouvant dépasser les records d’avril dans certaines villes...
Cette vague de chaleur pourrait ainsi entrer dans l’histoire comme l’un des épisodes les plus extrêmes jamais observés si tôt dans l’année aux États-Unis.
17/03/2026
Les États-Unis s’apprêtent à connaître un épisode de chaleur particulièrement intense. Une vaste zone de hautes pressions, souvent appelée « dôme de chaleur », s’installe actuellement sur une partie du pays, empêchant l’air chaud de s’évacuer.
Résultat : les températures grimpent rapidement et devraient rester élevées pendant plusieurs jours, voire plus d’une semaine dans certaines régions.
Jusqu’à 40°C et plus localement...
Dans des États comme l’Arizona, le Nevada ou encore le Texas, les thermomètres pourraient atteindre ou dépasser les 40°C. Même dans des zones habituellement moins chaudes, les températures seront largement au-dessus des normales de saison, de 20 à 30°C...
Plus à l’est, la chaleur se fera également sentir. À Oklahoma City, les températures pourraient atteindre jusqu’à 32 voire 35°C, un niveau élevé pour la période et révélateur de l’ampleur de cet épisode.
Autre élément marquant : les nuits resteront très chaudes, avec des températures qui ne descendront parfois pas sous les 25 à 30°C. Cela rend la chaleur encore plus difficile à supporter, car le corps ne peut pas vraiment se rafraîchir.
Pourquoi fait-il aussi chaud ?
Cette situation s’explique par un phénomène météorologique bien connu : un blocage atmosphérique. Concrètement, une bulle d’air chaud reste coincée au-dessus d’une région, sans possibilité de se disperser.
À cela s’ajoute un manque de pluie dans certaines zones, ce qui assèche les sols et accentue encore la chaleur. Moins d’humidité signifie plus de chaleur ressentie.
Quels risques pour la population ?
Une telle vague de chaleur peut avoir des conséquences importantes, des risques de déshydratation et de coups de chaleur, difficultés pour les personnes âgées ou fragiles, forte consommation d’électricité liée à la climatisation (les américains consomment énormément d'électricité pour les climatisations (ce qui fait grimper encore plus le thermomètre dans les villes)) et un risque accru d’incendies, notamment dans l’ouest du pays...
Les autorités appellent donc à la vigilance, en recommandant de bien s’hydrater, d’éviter les efforts aux heures les plus chaudes et de prendre des nouvelles de ses proches.
Un phénomène de plus en plus fréquent...
Ce type d’épisode n’est plus exceptionnel. Avec le réchauffement climatique, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses.
Cet événement pourrait ainsi s’inscrire dans une série de records récents observés aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
Une situation à suivre de près car les prochains jours seront déterminants pour savoir si des records historiques seront battus. Dans tous les cas, cet épisode s’annonce déjà comme l’un des plus marquants de ces dernières années.
12/03/2026
Des orages supercellulaires très violents.
Un puissant système orageux s’est développé le 10 mars sur une large partie du centre des États-Unis, depuis le Texas jusqu’aux régions des Grands Lacs. Les services météorologiques américains ont placé plusieurs États sous alerte tornade et orages violents, avec un niveau de risque élevé (Moderate Risk) dans certaines zones.
Ces conditions étaient réunies par la rencontre de plusieurs facteurs météorologiques :
- un air chaud et humide remontant du Golfe du Mexique,
- un air plus froid en altitude,
- et un fort cisaillement du vent favorisant la formation de supercellules.
Ces orages particulièrement organisés sont capables de produire simultanément tornades, grêle géante et rafales destructrices.
Violente tornade à Kankakee en Illinois.
Des grêlons parfois gigantesques..
L’un des phénomènes les plus impressionnants de cet épisode a été la taille exceptionnelle de certains grêlons.
Dans certaines régions de l’Illinois et de l’Indiana, des observations évoquent des grêlons atteignant jusqu’à 5 à 6 pouces (environ 12 à 15 cm) de diamètre, ce qui pourrait constituer un record local pour l’État de l’Illinois.
Dans d’autres secteurs comme le Kansas, des grêlons de la taille d’une balle de baseball (près de 10 cm) ont été signalés, provoquant de nombreux dégâts :
- pare-brises pulvérisés
- toitures endommagées
- carrosseries de voitures cabossées.
Ces chutes de grêle extrêmement violentes surviennent généralement dans les courants ascendants très puissants des supercellules, capables de maintenir les grêlons en suspension suffisamment longtemps pour qu’ils grossissent fortement.

Grêlons géants à Kankakee en Illinois par @Analisa Rose Webber.

Gros dégâts par la grêle à Kankakee en Illinois. Source inconnue.
Plusieurs tornades observées.
En parallèle, plusieurs tornades ont été signalées dans le Midwest.
Parmi elles, une tornade classée EF3 a traversé la région de Kankakee dans l’Illinois, provoquant d’importants dégâts avant de poursuivre sa trajectoire vers l’Indiana.
D’autres tornades, d’intensité plus faible, ont également été recensées dans différents États du centre des États-Unis. Certaines zones ont subi des destructions significatives avec :
- arbres déracinés
- habitations endommagées
- coupures de courant.
Au moins un couple a été retrouvé mort après le passage d’une tornade dans l’Indiana, illustrant la violence de cet épisode météorologique.
Scènes de destruction à Kankakee en Illinois.
Une zone à haut risque en début de printemps.
Le mois de mars marque souvent le début de la saison des tornades aux États-Unis, notamment dans la zone située entre le Texas, les régions du centre-est et de temps à autre le Midwest. Cette période correspond à la confrontation entre l’air hivernal persistant au nord et l’air chaud du sud, ce qui favorise les orages violents.
Dans les prochains jours, de nouvelles perturbations pourraient encore provoquer des orages violents accompagnés de tornades et de grêle dans plusieurs États américains.
07/03/2026
Au cours des dernières 48 heures, une séquence d’orages violents a frappé le centre et le nord des États-Unis, générant plusieurs tornades parfois destructrices. Les Grandes Plaines ont de nouveau été particulièrement exposées, notamment dans l’État de Oklahoma, où plusieurs supercellules ont produit des tornades signalés par les radars météorologiques et confirmés au sol par les chasseurs d'orages. Ces phénomènes ont provoqué des dégâts matériels localisés et rappelé la forte activité tornadique qui caractérise cette région à l’approche du printemps.
Tornade meurtrière proche de Fairview en Oklahoma...
Dans le nord de l’Oklahoma, plusieurs tornades ont été confirmées par les services météorologiques. L’une d’elles, classée EF2, a frappé la région proche de la ville de Fairview et a causé la mort d’une mère et de sa fille de 13 ans lorsque leur véhicule a été pris dans la tornade. Les autorités ont indiqué que la tornade avait balayé routes et champs agricoles avant de poursuivre sa trajectoire vers d’autres zones rurales.

Tornade nocturne à l'ouest de Fairview - Oklahoma le 5 Mars 2026.
Région de Wakita.
Ces supercellules ont ensuite, évolué non loin d’une petite ville devenue mythique pour les passionnés de météorologie : Wakita.
Dans la nuit du 5 mars, les sirènes d’alerte ont retenti et plusieurs habitants ont dû se réfugier dans des abris après l’apparition de deux tornades possibles à proximité de la ville...
Cette localité agricole du nord de l’Oklahoma est mondialement connue pour avoir servi de décor principal au film culte Twister, qui raconte l’histoire de chasseurs de tornades poursuivant des supercellules à travers les plaines américaines. La région autour de Wakita se situe en effet au cœur d’une zone où les conditions atmosphériques sont souvent favorables à la formation de tornades.
La ville abrite également le Twister Movie Museum, un petit musée (que j’ai moi-même pu visiter en 2024) consacré au tournage du film et à la culture des chasseurs de tornades. On y découvre des accessoires utilisés dans le film, des photos de tournage ainsi que de nombreux souvenirs liés à l’histoire météorologique locale. Chaque année, des passionnés d’orages et de météorologie viennent visiter ce lieu devenu emblématique pour les amateurs de phénomènes extrêmes.
La gérante du musée, Linda Wade, a expliqué que les habitants avaient reçu plusieurs avertissements de chasseurs de tornades avant l’arrivée de la cellule orageuse, rappelant que dans cette partie de l’Oklahoma la frontière entre fiction et réalité météorologique reste souvent très mince.

Tornade nocturne au sud de Wakita - Oklahoma le 5 Mars 2026. @Michael Marz
Région des Grand Lacs.
Hier, soit le 6 Mars, une tornade a frappé l’État du Michigan aux abords d'un lac gelé et, bien que ce secteur soit moins souvent touché que les plaines centrales, certaines situations atmosphériques très dynamiques peuvent permettre à des supercellules de remonter vers les Grands Lacs. Certaines supercellule peuvent alors produire des tornades parfois intenses. Les images partagées sur les réseaux sociaux montrent des dégâts monstres sur plusieurs habitations et des arbres déracinés, preuve de la puissance du phénomène qui, à ce stade n'est pas encore catégorisé mais c'est une possible tornade EF3 voire plus.
Tornade à Union City - Michigan le 6 Mars 2026. @Blake Harms - @Tj Secord
20/02/2026
Des records de température dans le sud-est...
Au cours de la première semaine de janvier, le sud-est du pays a connu la vague de chaleur la plus intense depuis l' été noir de 2019-2020.
L’État de Victoria fait partie des zones les plus touchées. À Melbourne, les habitants ont dû affronter des journées caniculaires avec 41 °C, tandis qu’à Adélaïde, le thermomètre a atteint 43 °C, le tout accompagné de vents chauds et secs aggravant la sensation de chaleur et les risques sanitaires. Les autorités recommandent d’éviter les sorties aux heures les plus chaudes, de s’hydrater régulièrement et de surveiller les personnes vulnérables.
Les nuits restent également très chaudes, empêchant les sols et les habitations de se refroidir, ce qui accentue la fatigue et les risques de coups de chaleur...
Risque d’incendies élevé.
La combinaison de températures extrêmes, d’une sécheresse persistante et de vents forts crée des conditions idéales pour les feux de brousse. Plusieurs districts ont été placés en alerte « danger d’incendie extrême ». Des interdictions totales de feu ont été décrétées et certains équipements publics ont temporairement fermé par mesure de précaution.
Les incendies représentent une menace majeure pour les zones rurales, mais aussi pour les périphéries urbaines. Chaque été, ces phénomènes rappellent la vulnérabilité du territoire australien face aux événements climatiques extrêmes.
Un phénomène lié au réchauffement climatique.
Les climatologues soulignent que ces épisodes s’inscrivent dans une tendance plus large. Le réchauffement climatique augmente la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur en Australie. Les périodes de sécheresse prolongée, combinées à des pics de chaleur, amplifient les risques d’incendies et les impacts sur la santé publique.
Des conséquences sur la vie quotidienne..
La chaleur extrême affecte les transports, les événements sportifs et la consommation d’électricité, qui grimpe en flèche avec l’usage massif de la climatisation. Les services de santé observent une hausse des admissions liées à la déshydratation et aux malaises dus à la chaleur.
Alors que l’été n’est pas encore terminé, les autorités restent en vigilance. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si la situation s’améliore ou si de nouveaux records pourraient être atteints...
18/02/2026
Après plusieurs semaines de précipitations continues, quatre départements sont maintenus en vigilance rouge pour crues, le niveau d’alerte le plus élevé.
Les autorités appellent à la plus grande prudence alors que les niveaux de plusieurs cours d’eau poursuivent leur hausse.
À la mi-journée, les départements suivants sont placés en vigilance rouge :
-Gironde
-Lot-et-Garonne
-Maine-et-Loire
-Charente-Maritime
Selon Vigicrues, plusieurs tronçons présentent des niveaux qualifiés d’« exceptionnels », avec des débordements déjà observés dans certaines communes riveraines.
Des rivières sous haute surveillance.
La Garonne, la Loire et la Charente enregistrent des niveaux particulièrement élevés. À Bordeaux, les quais sont surveillés en permanence et des axes routiers proches du fleuve ont été fermés par précaution.
À Angers, la montée de la Loire a entraîné des inondations localisées dans les quartiers bas. Certaines routes secondaires sont désormais impraticables et les autorités recommandent d’éviter tout déplacement non essentiel.
Les services de secours ont multiplié les interventions pour des caves inondées, des habitations menacées et des véhicules piégés par la montée des eaux.
35 jours de pluie et des sols saturés.
La France vient de connaître une séquence de précipitations quasi continues depuis plus d’un mois. Les sols sont saturés et n’absorbent plus l’eau, ce qui aggrave mécaniquement le phénomène de crue.
Même des pluies modérées suffisent désormais à faire monter rapidement les cours d’eau.
Une situation encore instable...
Si certaines décrues sont envisagées localement dans les prochaines 24 à 48 heures, la prudence reste de mise. De nouvelles perturbations pourraient traverser le pays, maintenant un risque hydrologique élevé.